[Salon Linux] – Table ronde sur la virtualisation

solutions linux opensourceCe quatrième et avant-dernier article (ouf… 😉 ) sur le Salon Linux Open Source était, en fait, une table ronde sur la virtualisation qui a permis de voir les avantages qu’apportaient la virtualisation sur :

– l’économie
– la migration
– la scalabilité
mais aussi ses limitations…

La session était animée par :

  • Frédéric VANNIERE, Directeur Technique, Planet Work
  • Vincent CARON, Responsable de l’infrastructure, Bearstech
  • Christophe DUBOS, Infrastructure Architect Lead, Microsoft
  • James WEIR, CTO, Usharesoft
  • Yacine KHEDDACHE, Ingénieur, Asinfo
  • Frédéric RENARD, Directeur général, Arkeia,
  • Nicolas BARCET, Ubuntu Server Product Manager, Canonical

Économiser avec la virtualisation

La virtualisation permet d’économiser sur le domaine énergétique. En effet, cela permet de minimiser le besoin énergétique puisque n serveurs logiques sont présents dans 1 serveur physique. Cependant, ce gain est difficilement quantifiable mais permet de jouer du point de vue comptable sur la répartition des dépenses.

Concernant la gestion des licences, la virtualisation ne permet pas d’économiser puisque, en fonction du système d’exploitation, les licences s’appliquent généralement aux nombres de processeurs utilisés, qu’ils soient virtuels ou physiques. En outre, il est à noter qu’une version OEM ne peut être utilisée à des fin de virtualisation et qu’il est, dans ce cas, nécessaire de posséder une “vrai” licence.

Migrer facilement

La virtualisation permet de migrer facilement d’un équipement à un autre grâce au fait qu’il est possible de déplacer à chaud une machine virtuelle d’un serveur à un autre. Cela permet de modifier un équipement physique sans stopper la machine virtuelle. Aussi, il est intéressant de remarquer qu’une machine virtuelle peut avoir une durée de vie supérieure à celle d’une machine physique.

Rendre son architecture scalable

L’utilisation de la virtualisation permet de rendre son infrastructure scalable puisqu’il est alors possible d’allouer ou de désallouer dynamiquement plus de ressources (resp. moins de ressources) à une machine virtuelle en fonction des besoins. Aussi, dans le cas de la location d’une puissance de calcul, cela peut être rentable en permettant le redimenssionner de son infrastructure en fonction de la charge nécessaire.

Limitations de la virtualisation

Cependant, une limitation apparait avec la virtualisation. En effet, le format des machines virtuelles n’est pas normalisée et il n’est pas possible, à ce jour, d’avoir une machine virtuelle comptable avec toutes les solutions de virtualisation.

En outre, avec l’émergence du Cloud public, il est indispensable de faire attention aux législations. En effet, l’emplacement physique des données doit être maitrisé au risque qu’elles ne se retrouvent dans une machine virtuelle hébergée sur un territoire interdit.

Il est également important de prendre en considération les problèmes de portabilités puisque, par exemple, des données présentes dans une machine virtuelle propriétaire (type Amazon EC2) sont alors liées à cet environnement et qu’un couplage fort apparait alors.

Bilan

Au final, cette table ronde a été extrêmement enrichissante en permettant d’entrevoir les avantages et les limitations des environnements virtualisés, chose que je ne connaissais pas du tout. Certes, cela peut sembler évident à quelqu’un qui connait déjà cette problématique mais une bonne introduction pour un néophyte comme moi…

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