[agile conference] – Sus au Plouf !

Les 31 mai et 1er juin 2010 s’est déroulé l’Agile conférence, le grand rassemblement des agilistes de France. Ce fut l’occasion de débattre et partager ses connaissances sur les méthodes agiles, à travers un ensemble de conférences sur divers thèmes (coaching, organisation, développement, outillage, …), incluant des retours d’expériences très intéressants. Voici un premier compte-rendu, sur une conférence parlant d’un sujet très particulier : le Plouf.

Plouf !Qui n’a jamais rencontré de projet aboutissant à un échec ? Qui ne s’est jamais mis à douter au cours d’un projet parce que celui-ci n’avançait pas ? Comment et pourquoi ce projet a-t-il échoué ?
A travers cette présentation, Guillaume Duquesnay répond à ces questions et personnifie l’échec de projets sous la forme d’un animal mystérieux : le Plouf

Avis personnel

J’ai particulièrement aimé cette session, tant sur le fond que sur la forme originale, animée par un orateur clair et dynamique. Le sujet abordé, sans être directement lié à l’agilité, est très intéressant car le problème soulevé est malheureusement récurrent et les solutions souvent inconnues de la plupart d’entre nous. Ce que j’y ai appris dépasse le cadre du travail et peut servir dans la vie de tous les jours, pour mener à bien ses projets tant professionnels que personnels. Les retours d’expériences et les exemples étaient très pertinents et ont démontré tout l’intérêt de cette session pas comme les autres.

Définir et identifier le Plouf

Nous apprenons donc que le Plouf représente l’ennemi d’un projet, c’est-à-dire l’ensemble des choses qui vont potentiellement vouer un projet à l’échec, dès la phase de démarrage, et s’attaque sournoisement à nos faiblesses. Nous somme prévenus ! Dans le cadre d’un projet, deux points importants sont ainsi mis en valeur :

  • les problèmes de communication au sein de l’équipe.
  • le problème de passage à l’action (pas d’action clairement définie).

Les conséquences sont fâcheuses : un projet qui n’avance pas entraîne la démotivation d’une personne, voire de l’équipe toute entière. Et si aucune solution n’est apportée à temps, cette démotivation peut perdurer et contaminer d’autres projets, jusqu’à l’entreprise entière. C’est là une autre caractéristique du plouf : il est endémique.

Guillaume nous fait d’ailleurs part de sa propre expérience, où, après 2 ans passés à s’épuiser à attendre le GO d’un projet dont il était manager, il a préféré démissionner.

Vaincre le Plouf

Après avoir défini et identifié le plouf, la session se poursuit sur une belle citation philosophique de notre ami Schwarzy dans Predator : “Si ça saigne, c’est que ça peut mourir”. Voila c’est dit, il ne reste plus qu’à donner des armes pour combattre le plouf :

Définir la prochaine action

Il faut que celle-ci soit claire et connue, savoir où l’on va, ce qu’on doit faire pour y parvenir.

Décider et faire

Il faut agir et faire cette action précédemment définie. Un conseil bien vu : lancer une action dès la fin d’un kick-off ou autre brainstorming, donc garder un quart d’heure à la fin d’une réunion pour démarrer concrètement la prochaine action.

Faire des demandes clés en main

Guillaume nous explique ce concept marketing à travers quelques exemples comme Doodle, simple et efficace, qui permet de récolter des avis sur une question avec un choix limité de réponses. Cela facilite la réponse des personnes concernées et la communication est ainsi améliorée.

Privilégier les rencontres “en vrai”

Petit point sur les techniques de communication : il est plus efficace d’aller voir directement les gens concernés plutôt que par mail interposé. La personne que l’on va voir se sent beaucoup plus impliquée dans la demande que lorsqu’elle reçoit un appel à l’aide via la mailing-list de l’équipe. Je ne peux à ce titre qu’acquiescer car je vois régulièrement des mails de demande d’aide transiter sur des mailing-lists de projets sans aucune réponse.

Éviter les non-dits

Supprimer les zones d’ombre dans un projet. Tout doit être clair : les actions à faire, qui fait quoi, etc.

Le marketing à la rescousse !

Pour terminer, Guillaume nous rappelle que le plouf n’est pas toujours le même, et nous invite à étudier et  s’inspirer des techniques de marketing dans le but de s’adapter à notre plouf et trouver ainsi les bonnes armes pour le vaincre. Voilà, nous savons désormais à qui nous avons affaire, et avons désormais les bases de notre défense face à cette horrible bête. Good !

Cerise sur le gâteau, vous pouvez retrouvez cette conférence en vidéo sur son site :
www.vaincre-le-plouf.fr

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COMMENTAIRES 1 commentaire

  1. […] communication est au centre de la méthodologie agile. Bien communiquer peut vous permettre d’éviter le plouf et également de faciliter la résistance au changement que certains projets rencontrent lors de […]

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