Retour sur l’Azure Camp spécial IAAS

Le 28 novembre dernier, j’ai eu la chance de participer à un Azure Camp spécial IAAS organisé par Microsoft France.

Voici mon retour sur cette journée animée par des évangélistes ou des sociétés témoignant de leur choix de migrer sur la plateforme Cloud de Microsoft.

Vous verrez au travers de ce retour dans quel but elle peut être utilisée et de quelle manière.

La journée a donc commencé avec une présentation de Julien Lesaicherre, Business Group Lead Windows Azure chez Microsoft France, qui a introduit Windows Azure.

Il a tout d’abord rappelé divers chiffres autour de l’utilisation de la plateforme, notamment lors de la diffusion des JO de Londres 2012, via Windows Azure Media Services. Vous pouvez retrouver sa présentation ici :

Après cette brève mais riche introduction, Julien a laissé sa place à Stanislas Quastana et Benjamin Moulès travaillant aussi chez Microsoft. Ces derniers ont présenté une session sur “Windows Azure : Réseaux, équilibreurs de charges et CDN”.

Une très bonne session qui rappelle que Windows Azure n’est pas exclusivement pour des développeurs, mais que des personnes ayant un profil IT ont aussi des connaissances à acquérir dans ce domaine. Stanislas et Benjamin ont notamment montré comment utiliser Windows Azure en tant qu’extension de son réseau d’entreprise et non en tant que plateforme indépendante. Ils ont également présenté la fonctionnalité de CDN qu’offre Windows Azure, et comment ajouter un CDN à ses applications en toute simplicité.

Ensuite, Pierre Couzy nous a présenté les machines virtuelles au sein de Windows Azure.

Bien que ce soit un Cloud Microsoft, il existe une galerie de machines pré configurées avec des systèmes Linux. Il est donc possible d’installer des serveurs Ubuntu chez Microsoft ! Outre le fait que Windows Azure soit ouvert aux autres systèmes d’exploitation, Pierre a notamment expliqué le fonctionnement des machines virtuelles et comment sont gérés les disques durs ou qu’il est possible d’automatiser toutes les actions via des scripts powershell (et donc que le portail n’est juste qu’une interface supplémentaire de gestion de son compte Azure).

Pour savoir comment créer et supprimer des machines virtuelles sur Windows Azure via le portail, cliquez sur ce lien.

Après une courte pause, Benjamin Guinebertière a rejoint Pierre sur scène afin de parler de Sharepoint et SQL Server au sein du mode IAAS de Windows Azure.

Ils ont donc montré comment créer de bout en bout des machines virtuelles avec ces deux produits installés. A noter que les machines virtuelles sont limitées en RAM disponible ainsi qu’en CPU et que par défaut il faut penser à customiser l’installation de son SharePoint afin que ce dernier ne soit pas trop gourmand sur le système. De plus, le fait d’installer SQL Serveur en mode IAAS nous offre des fonctionnalités que Windows Azure SQL Database ne peut nous offrir telles que les options d’Analysis Services.

Voici un article en anglais qui compare SQL Azure Database et SQL Server. Bien qu’il date du mois d’août 2011 (donc n’est pas tout à fait à jour), il permet de se faire une idée précise des types de différences.

Philippe Beraud nous a ensuite présenté un service peu connu de Windows Azure, et pourtant extrêmement utilisé : Windows Azure Active Directory

Philippe a cependant précisé qu’il ne s’agit pas d’un simple Active Directory hébergé dans une machine virtuelle mais un véritable service distinct. Et quand je dis qu’il est réellement utilisé, on parle de 50 millions de comptes actifs et de 200 billions d’authentification, ce qui fait en moyenne 4.7 billions par semaine. C’est donc ce qu’on appelle une belle fonctionnalité !

Cerise sur le gâteau, cette fonctionnalité est gratuite comme le montre ce billet du blog de Windows Azure.

Après nous avons vu de quelle manière stocker nos données, que ce soit des disques virtuels ou des informations plus classiques, dans une base relationnelle ou de type NoSQL. Benjamin Guinebertière, Pierre Couzy et Thomas Varlet  nous ont présenté les différents types de stockage sur Windows Azure, et dans quel cas il faut les utiliser avec un focus sur SQL Azure Database et les possibilités de synchronisation de celui-ci avec des SQL Server “on-premise”.

Pour finir, nous avons découvert l’application Stor Simple,  récemment rachetée par Microsoft, qui permet de gérer facilement le stockage de ces données, et d’effectuer entre autre une sauvegarde dans le Cloud.

Après un repas bien mérité, nous recommençons de plus belle avec un retour d’expérience de la société Compario par Romain Poirot, accompagné de Thomas Conté de chez Microsoft. Ils ont expliqués leurs contraintes respectives et leur passage vers le Cloud Azure avec le type IAAS en expliquant comment il est possible via des scripts de déployer un environnement. Cette migration n’est que la première étape car ils souhaitent passer vers un mode PAAS / hybride à plus ou moins court terme.

Je résumerais cette présentation par la phrase suivante : “Le IAAS, un chemin vers le PAAS”.

Certainement la présentation la plus intéressante puisqu’il s’agit d’un retour d’expérience par un client ayant des fortes contraintes de montée en charge, qui a donc une véritable légitimité à s’orienter vers une architecture de ce type.

Maintenant que nous avons mis énormément de machines au sein de Windows Azure, il est conseillé de s’en occuper et de surveiller leurs activités. Emmanuel Torchy nous a donc présenté la gamme System Center, qui à l’origine servait à gérer des machines “on-premise” mais qui a depuis été étendue à la gestion d’une plateforme Windows Azure.

Au regard de la gamme d’outil, un administrateur voit à la peine la différence entre une machine virtuelle hébergée dans sa salle serveur ou hébergée dans le Cloud.

Et pour finir, Marwan Elfitesse a évoqué la tarification sur Windows Azure, et comment il est possible de calculer ses coûts. Il a donc rappelé qu’on ne paye qu’à l’utilisation de la plateforme, et que bien entendu c’est à nous de bien utiliser les ressources qui nous sont attribuées afin de ne pas surconsommer des services.

Pour conclure, cette journée fut donc extrêmement riche en information autour du mode IAAS de Windows Azure.

Elle n’était pas orientée développeurs, on voit donc bien que cette plateforme s’adresse à tout type de public et que chacun peut l’utiliser selon ses besoins.

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